Approche

Le corps est un processus de vie. Un processus qui œuvre constamment pour s’adapter aux demandes qui lui sont imposées. Ainsi, le corps existe dans la relation. La relation au monde, à l’environnement extérieur mais aussi la relation à soi, à notre monde intérieur. C’est un lien dynamique entre deux réalités vivantes et en perpétuel mouvement…

 

ÉCOLOGIE CORPORELLE
L’Écologie Corporelle consiste avant tout à poser un regard différent sur le corps. Une perspective qui se distance du corps-objet, et qui sort d’une conception binaire selon laquelle corps et esprit seraient deux entités séparées. Par définition, le Corps-Relation n’existe pas en-soi, mais s’inscrit justement au sein d’un écosystème complexe qui se déploie autour et par-delà l’individu. Alors, s’intéresser au corps, c’est s’intéresser à tout ce avec quoi il est en relation. On ne peut donc pas toucher au corps sans toucher à l’être humain.

Ainsi, au-delà de la remise en forme, le travail corporel représente pour moi un processus de connaissance de soi à la fois concret, et plein de potentiel. Nous avons chacun de bonnes raisons de bouger plus, et il est important de les formuler par et pour soi-même, en s’affranchissant des dictats de l’industrie du fitness. Au fond, nous sommes tous en quête de progrès, d’évolution, pour mieux répondre à nos besoins, se rapprocher de nos valeurs, de nos idéaux et de nous-même.
Je souhaite vous offrir mon aide dans cette formidable démarche.

 

Pour valoriser ce cheminement, j’élabore une approche qui s’appuie sur trois éléments fondamentaux:

Mouvement

« Le but ne signifie rien […], le mouvement est tout » Eduard Bernstein

Une approche par le mouvement replace l’entraînement dans son contexte originel: générer des êtres forts et améliorer la maîtrise de son corps. Axer l’éducation physique sur le mouvement implique développer, corriger et diversifier ses schémas corporels. Concrètement, cela signifie mettre l’accent sur la qualité du mouvement, pour ensuite augmenter la complexité des schémas moteurs plutôt que le volume de travail effectué (charge, nombre de répétitions, etc). Cibler des compétences plutôt que des muscles isolés permet d’enrichir ses ressources corporelles, de développer une musculature équilibrée et polyvalente, et d’améliorer parallèlement force, mobilité, coordination, équilibre et adaptabilité.

Le corps se développe en étroite relation avec son environnement. Par confort, la société moderne a suradapté notre environnement direct, nous acquittant de tout effort d’adaptation. Par manque de stimuli, le corps est délaissé, et il en découle des individus fragilisés, déconnectés d’eux-mêmes et de la nature. En revisitant l’environnement (urbain ou naturel), nous renouons avec cette capacité d’adaptation, pour retrouver ancrage et vitalité.

Travailler le mouvement, c’est s’inspirer de techniques variées (gymnastique, parkour, arts martiaux, danse, yoga etc.), sans se confiner dans l’idéologie d’une discipline particulière. Le simple plaisir d’enrichir ses compétences physiques et son vocabulaire corporel sans pression de rendement, fait de ce processus d’apprentissage un terrain d’exploration, où chacun devient à même d’initier son cheminement vers des aspirations et besoins qui lui sont propres.

La pratique du mouvement dépasse également la notion de fonctionalité. Tout en bénéficiant d’un corps plus apte à répondre aux exigences du quotidien, il s’agit aussi d’habiter ce corps plus pleinement. L’étude et l’approfondissement des shémas corporels humains replace l’Homme dans une perspective évolutionnaire. Se reconnecter à nos racines par la sagesse ancestrale du corps, permet d’accéder à notre plein potentiel, de s’en nourrir et de grandir. C’est une histoire bien vivante qui se perpétue en chacun de nous, et nous révèle qu’en réalité, la séparation est une illusion, parce que nous participons tous à une seule et même danse: celle de l’Univers.

Jeu

« Le jeu est la forme la plus élevée de la recherche. » Albert Einstein

Plus qu’une activité, le jeu évoque un état d’esprit propice à l’expérimentation et l’épanouissement. Le jeu est en effet un outil d’apprentissage et de développement, et pas des moindres, puisque c’est celui que la nature a créé. Dans le règne animal, le jeu permet de façonner le système nerveux par des séries de stimulations et d’essais, qui permettent au cerveau d’interprêter sa réalité propre et celle qui l’entoure. C’est une mise en situation qui prépare à vivre des situations inédites, des possibilités futures, tout en posant un cadre sécurisé. En d’autres termes, le jeu est une forme d’entraînement, qui crée de nouvelles connections cognitives et favorise des compétences inexploitées, sans exposer aux risques de la „vraie vie“.

Jouer, ce n’est pas se divertir, mais bien s’abandonner à un état de réceptivité qui nous rend présent. Un état d’ouverture à l’imprévu, d’écoute de l’instant, un moyen de sortir de ses schémas habituels. C’est un processus d’exploration riche d’enseignements, qui par la connaissance de soi, rend autonome et donne confiance en soi. Seul, par deux ou à plusieurs, le jeu crée des liens avec l’environnement, la nature, rapproche de l’autre et nous réconcilie avec notre enfant intérieur.

Cet état de communion, de plénitude, est aussi qualifié de « flow ». Le Flow est une sorte de transe où la concentration et l’implication sont tels que le sujet fusionne avec l’activité en cours. Porté par l’action, une tâche même ardue semble se dérouler par elle-même, sans effort conscient. Dans la danse, on dit que le danseur est dansé, comme si une intelligence supérieure était à l’oeuvre.

Conscience

„Rien n’est plus lent que la véritable naissance d’un Homme“.
Marguerite Yourcenar

La conscience occupe un rôle central dans la quête de notre plein potentiel humain. Elle constitue le fondement de l’éveil à soi qui mène à la connaissance de notre nature profonde et celle de notre corps. C’est un état de présence à soi et à tout ce qui est.  Par la conscience, l’individu entraîne sa propre maîtrise en prenant de l’ascendance sur ses réalités corporelle, mentale, émotionnelle et réintègre l’écologie universelle. Devenant maître de lui-même, il est en mesure de mieux définir la qualité de son expérience de vie. Une démarche spirituelle consiste en somme à élever sa sensibilité à la vie qui nous anime, en portant son attention vers l’intérieur.

Pour ce qui est du corps, une meilleure présence permet d’explorer ses limites physiques, de développer la maîtrise corporelle (proprioception), de prendre conscience de son corps dans l’espace, en relation à son environnement et aux autres, mais aussi d’incarner et d’apprivoiser son langage qui nous est souvent étranger. Il ne s’agit donc pas de vous accompagner dans une démarche spirituelle, mais bien d’atteindre une maîtrise corporelle plus complète en valorisant le lien corps-esprit et en vivant en présence chaque instant. S’ouvrir au plan spirituel donne accès à une dimension plus profonde de l’être, en se mettant à l’écoute du maître intérieur. Cela permet à chacun d’apprendre de lui-même et de goûter à une sorte de connaissance intuitive qui surpasse l’esprit logique.